Itinéraire d’un producteur de bananes : valoriser archives et témoignages oraux

Comment valoriser des archives et des témoignages oraux sous une forme narrative accessible et émotionnelle ? Limonade & Co a réalisé une mini-série historique pour l’UGPBAN (Union des Groupements de Producteurs de Bananes de Guadeloupe et Martinique), à partir des archives et témoignages de la filière bananière antillaise. Un projet emblématique de notre approche de la valorisation du patrimoine oral et documentaire.

Le contexte : les archives de la filière bananière antillaise

L’UGPBAN souhaitait valoriser ses archives institutionnelles et les témoignages oraux collectés auprès des producteurs de bananes. Ces archives racontent une histoire économique et sociale majeure pour les Antilles : celle d’une filière qui a permis le développement économique des îles, la réforme foncière et l’accès à la propriété pour des générations de familles martiniquaises et guadeloupéennes.

Un patrimoine à la fois fragile — les témoins de cette époque disparaissent progressivement — et précieux pour la mémoire collective des territoires antillais.

Notre approche : le témoignage oral comme fil narratif

La mini-série en 3 épisodes est construite autour du témoignage d’Henri, producteur de bananes en Martinique depuis les années 1960. Son parcours — l’achat de ses premières terres lors de la réforme foncière de 1968, le passage de la canne à la banane, les décennies de travail sur ses parcelles — constitue le fil rouge d’une histoire collective.

Les archives documentaires de l’UGPBAN (photographies d’exploitation, données de production, documents administratifs) viennent illustrer et contextualiser ce témoignage, transformant un récit individuel en histoire d’une filière entière.

Structure de la mini-série

  • Épisode 1 : La banane en Martinique — histoire économique et sociale d’une révolution agricole
  • Épisode 2 : Henri et la réforme foncière — 1968, l’accès à la terre
  • Épisode 3 : La filière aujourd’hui — défis contemporains et transmission

Pourquoi ce format fonctionne pour les organisations professionnelles

La mini-série est un format particulièrement adapté à la valorisation des archives d’organisations professionnelles (syndicats, coopératives, fédérations) pour plusieurs raisons :

  • Elle humanise une histoire institutionnelle souvent perçue comme abstraite
  • Elle crée une continuité narrative qui fidélise le spectateur d’un épisode à l’autre
  • Elle est facilement diffusable sur le web, les réseaux sociaux et lors d’événements
  • Elle constitue une archive vivante pour les générations futures

Pour en savoir plus sur notre démarche de valorisation des archives orales, consultez également notre article sur la collecte de témoignages oraux à la Région Pays de la Loire.

FAQ — Mini-série documentaire et valorisation de témoignages oraux

Combien d’épisodes faut-il pour une mini-série archivistique efficace ?

Entre 3 et 6 épisodes est la plage optimale pour une mini-série patrimoniale. Trop court, elle manque de profondeur ; trop long, elle risque de perdre son audience. Chaque épisode doit pouvoir se regarder indépendamment tout en faisant partie d’un ensemble cohérent.

Quelle durée pour chaque épisode ?

Pour un contenu diffusé sur le web et les réseaux sociaux, une durée de 3 à 8 minutes par épisode est recommandée. Elle permet de maintenir l’attention tout en développant suffisamment le propos.

Limonade & Co accompagne-t-elle d’autres types d’organisations dans ce type de projet ?

Oui. Limonade & Co accompagne syndicats professionnels, entreprises, collectivités et associations dans la conception de projets éditoriaux combinant archives documentaires et témoignages oraux. Contactez-nous pour discuter de votre projet.